Une manière de contribuer au bien être des salarié.e.s
Garantir et améliorer la santé physique et mentale des salarié.e.s
Les employé.e.s qui se rendent au travail à vélo diminuent de 40 à 50% leur risque de mortalité lié au cancer ou à une maladie cardio-vasculaire. Le vélo permet également de réduire le stress, améliorer le sommeil et l’épanouissement personnel des usager.ère.s. La participation à des ateliers peut aussi renforcer les liens inter – services au sein d’une entreprise et contribuer plus globalement à créer une communauté pro – vélo. Globalement, le vélo permet ainsi un accroissement de 2,5 années d’espérance de vie en moyenne.
Contribuer à assurer une qualité de vie au travail
81% des employé.e.s qui utilisent un mode actif (vélo ou marche) s’estiment satisfaits de leur Qualité de Vie au Travail (QVT) contre seulement 65% des automobilistes et 70% des usager.e.s des transports en commun.
Réduire le temps de trajet des salarié.e.s
En ville, le vélo est le mode de transport le plus rapide avec une vitesse moyenne de 15km/h contre 14km/h pour la voiture. Economiser du temps de trajet peut notamment permettre de garantir aux salarié.e.s un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. Et ailleurs? Le développement des vélos à assistance électrique permet de faire des trajets plus longs (rayon de pertinence du VAE jusqu’à 20 km contre 5-10 km environ en musculaire) qui peuvent aussi être augmentés grâce aux trajets intermodaux.
Une manière d’agir pour le climat
Limiter les émissions de gaz à effet de serre
Le secteur des transports est responsable de plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle de la planète. Or, 75% des employé.e.s travaillant à moins de 5 km de leur domicile se rendent encore sur leur lieu de travail en voiture. Ainsi, les trajets domicile-travail représenteraient environ 15% des émissions liées aux voitures. Le vélo s’impose donc comme une solution majeure pour réduire nos émissions. Multiplier par 10 les déplacement à vélo permettrait en effet de réduire de 25% les émissions totales du secteur des transports.
Toucher une large cible
L’objectif de 9% de part modale pour le vélo en 2024 (et de 12% en 2030) nécessite d’impulser un changement de pratique à grande échelle. Proposer une alternative au reflexe du « tout voiture » en milieu professionnel permet à la fois de sensibiliser les employé.e.s mais aussi toutes les parties prenantes en lien avec l’établissement en question: les fournisseurs, les client.e.s, les prestataires etc.
Ancrer des habitudes dans tous les déplacements de la vie quotidienne
L’influence des mobilités domicile-travail s’étend bien au-delà de la seule sphère professionnelle. Devoir se motoriser pour le travail amène à se motoriser pour le reste. De plus, l’injonction à se déplacer en vélo ne suffit pas, l’employeur est donc un excellent relai car il.elle a un rôle d’accompagnement à jouer.
Une manière de réduire les coûts
Réduire les coûts liés aux transports qui pèsent sur l’établissement et sur les salarié.e.s
Aujourd’hui, l’employeur doit participer aux frais de déplacement domicile-travail et professionnels des employé.e.s. Or en moyenne, une voiture coûte entre 5 000 et 8 000 euros par an (essence, assurance, carte grise, contrôle technique, stationnement, péages, entretien …) contre seulement 240 euros en moyenne pour un vélo (entretien) (Ademe Expertises). En plus des frais liés aux déplacements, le coût du foncier est également très favorable au vélo étant donné qu’une place de stationnement voiture équivaut à en moyenne dix places de vélos. En développant une culture vélo au sein de l’établissement, l’employeur permet également à ses salarié.e.s de réduire leurs dépenses et ainsi augmenter leur pouvoir d’achat surtout dans un contexte marqué par des prix du carburant élevés et fluctuants. En plus des frais moins élevés du vélo par rapport à la voiture, les salarié.e.s peuvent bénéficier du forfait mobilité durable.
Sources
- University of Glasgow, Cycling to workmaycutyourrisks of prematuredeath by 40%, 2017
- Ecodev, Enquête, mobilité et qualité de vie au travail, 2019
- ADEME, Privilégier les modes actifs de déplacement, 2022
- Insee, Déplacements domicile travail, même sur des très courts trajets la voiture reste majoritaire, 2021
- Carbone 4, Trajet domicile travail, développer le covoiturage et les mobilité douces, 2019
- Aurélien Bigo, Les transports face au défi de la transition énergétique, 2020
- Ingrid J.M. Hendriksen, Monique Simons, Francisca Galindo Garre, Vincent H. Hildebrandt, The association between commuter cycling and sickness absence, 2010
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